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François Kouedem : “Je ne mets pas la charrue avant les boeufs (…) nous travaillons sans faire du bruit”

De retour de l’Angola où il a été “coincé” pendant la mission avec Fovu de Baham, le président de la ligue régionale de football de l’ouest donne sa position sur l’appel des ses paires à une nouvelle candidature à la tête de la ligue régionale de football de l’ouest. Dans cette interview accordée à notre rédaction, François Kouedem revient sur son séjour en Angola et lève l’ambiguïté sur ce qui s’est dit au pays sur son séjour prolongé à Luanda.

Vous avez fait plus de temps en Angola qu’il n’en fallait. L’équipe que vous avez conduit est rentrée après son match mais vous y avez fait presque deux semaines. Racontez-nous ce qui s’est réellement passé.

A mon retour de l’Angola, j’ai appris un certain nombre de choses. Elles m’ont tout simplement amusées. C’est vrai que quand je vais en Angola, c’était pour accompagner Fovu de Baham, une équipe locale. Vous savez que pour faire un voyage international, il y a aujourd’hui des préalables sur le plan sanitaire. A cet effet, j’ai fait normalement mon test PCR qui est exigible pour pouvoir prendre l’avion. D’ailleurs, je l’ai avec l’un de vos confrères : Jean De Dieu Koagne de la Crtv Ouest. Nous l’avons fait le 16 septembre 2021 à l’hôpital régional de Bafoussam. Le test est allé au centre de Dschang. Sur place, on a dû nous faire un test rapide. Nous avons eu notre résultat le lendemain avant le voyage. Et tout était négatif. Nous avons pris le vol le lendemain à 17H. Nous sommes arrivés en Angola autour d’une heure du matin. La première réaction à l’aéroport angolais était également de refaire le test rapide pour toute cette délégation de 27 personnes. On a été tous testés négatifs au Covid-19. C’est à 2heures après les tracasseries de l’aéroport que je me suis retrouvé dans ma chambre d’hôtel. Comme pour les compétitions de la Caf, il est exigible également que tous les acteurs fassent également un test PCR avant de se retrouver au stade. Cet autre test a été programmé à 9H. A cette heure, nous étions tous au lieu indiqué. Il était question qu’on aille au stade en attendant les résultats. Chose curieuse, c’est quand l’équipe est prête avec le onze entrants présenté par le coach, que les résultats arrivent. C’est à ce moment que les résultats estiment qu’un joueur et moi avons  été testés positifs. Il faut savoir que le protocole sanitaire dans ce pays est clair. Même si c’est le président de la République qui est testé positif, la logique voudrait qu’avant qu’il ne sorte du pays, qu’il soit testé négatif. Voilà pourquoi, on nous a mis en confinement. Une semaine après, nous avions été testés négatifs. On y est resté pratiquement plus de deux semaines parce qu’il fallait trouver un plan de vol qui puisse nous ramener au Cameroun. Entre autres, vous devrez également savoir que le test PCR a une validité de trois jours. A chaque fois, il faut le reprendre. C’est ainsi qu’avant qu’on ne retrouve le vol, on a dû refaire ce test trois fois. Il est resté négatif jusqu’à ce que les dirigeants de Fovu que je remercie au passage parce que sur le plan local, ils se sont mobilisés pour qu’on ait  un vol d’Ethiopia airlines qui nous a ramené au Cameroun.

Vous avez eu les échos d’ici sûrement entre temps. Comment avez-vous vécu cette période en Angola après avoir été au courant de tout ce qui se disait à votre sujet ?

J’étais en symbiose avec mon équipe au Cameroun qui au quotidien me rendait compte de comment les choses se passaient. Il y avait un échange assez régulier. De bout en bout en Angola, j’ai suivi l’élection dans les ligues départementales. En même temps, on réfléchissait afin de voir comment les choses devraient pouvoir continuer.

Justement, ces présidents de Ligues départementales, une fois élus, ont émis le vœu de voir votre candidature pour une 2ème fois à la tête de la Ligue régionale de football de l’Ouest. Comment avez réagi ?

Je l’ai reçu avec beaucoup de satisfaction. Avec cet appel, j’ai donc compris que le travail que je fais est apprécié de tous. Huit Ligues départementales que constitue la région de l’Ouest font appel à ma candidature pour que je me représente au poste de président de la Ligue régionale. Cela démontre à suffisance qu’ils sont entièrement satisfaits du travail que je fais. Et quand on parle de huit Ligues, c’est pratiquement 80 clubs du championnat amateur s’il faut aller ligue par ligue. Cela démontre qu’ils ont pensé que j’étais l’homme de la situation. D’ailleurs en dehors de cet appel à candidature des présidents des Ligues, il y a également les clubs de Ligue régionale. Certains l’ont également fait. C’est pour dire qu’il y a une stabilité depuis que je suis là. Ils pensent qu’il est question qu’on continue à travailler ensemble. Même les corps de métiers, bien-sûr, ils ne sont pas des électeurs, mais ils ont sollicité que je me représente pour que le chantier qu’on a commencé puisse continuer.

Jusqu’à présent, vous n’avez pas encore répondu à cet appel. Mais si tel était le cas, quel serait donc votre projet pour la prochaine mandature à la Ligue régionale de football de l’Ouest ?

Je ne mets pas la charrue avant les bœufs. J’ai cru entendre que certains candidats que je respecte se sont déclarés pour être président de la Ligue de football de l’Ouest. Je respecte le processus électoral. Aujourd’hui, nous sommes à l’heure des dossiers. Je m’exerce à ce que mon équipe et moi déposions nos dossiers dans les délais et que la commission puisse travailler afin qu’au jour-j, notre candidature soit validée. Dès lors que ça doit être fait, en  ce moment, je vais vous inviter pour officiellement annoncer ma candidature. A l’occasion, vous allez également avoir une idée de ce que nous pensons pour la Ligue régionale de football de l’Ouest dans les prochaines années. Il faut savoir que pendant deux ans, nous avons été successivement classés meilleure Ligue des dix régions du Cameroun par la Fédération. Il s’agit ainsi d’une continuité de services. C’est un chantier qu’on a commencé. Il est simplement question qu’on continue à le bâtir. Je dois préciser qu’il y a une sérénité au sein de mon équipe. Nous travaillons d’ailleurs en groupe et en synergie. Si déjà les Ligues font des appels à candidature, cela démontre simplement qu’il y a une sérénité au sein de notre groupe. Sur ce plan, je vous rassure que le maçon est simplement jugé au pied du mur. Nous travaillons sans faire du fruit. L’expérience a montré que les gens qui font trop de bruits n’ont pas d’arguments convainquants. Je travaille simplement dans l’ombre mais je pose des actes concrets appréciables par tous.

Interview réalisée par Césaire MOULIOM

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