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Crise sécuritaire du Noso : La Fondation Internationale pour la Paix enquête sur le respect des droits des déplacés internes

Un atelier de formation des enquêteurs s’est tenu ce mercredi à Bafoussam. L’initiative de l’ONG FIPADHD vise à mettre fin à un certain nombre d’abus auxquels font face ces personnes au quotidien.

Le Cameroun connait depuis 2016 une situation sécuritaire particulièrement difficile dans ses régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest. Une guerre violente de sécession a poussé une partie de la population à quitter leurs localités pour se retrouver pour la plupart dans des régions voisines, en quête d’une vie paisible. C’est le cas de la région de l’Ouest où l’on dénombre par milliers, ces personnes déplacées internes. Des vrais indigents qui vivent au jour le jour et  dont les Droits ne sont pas toujours respectés selon certaines analyses. Dans le cadre de la pérennisation de ses activités qui visent à mettre l’accent sur le respect des droits de l’homme, la FIPADHD (Fondation internationale pour la paix, les droits de l’homme et le développement) met sur pied le projet d’enquête sur le terrain. A cet effet, a eu lieu ce mercredi, 06 octobre 2021 à Bafoussam, chef lieu de la région de l’ouest, un séminaire de formation en vue de mener à bien ce projet ayant pour thème :  “PROMOUVOIR LES DROITS DES PERSONNES DÉPLACÉES INTERNES DANS LA RÉGION DE L’OUEST” et qui devra s’étendre sur une durée d’un an.

DE LA FORMATION DES ENQUÊTEURS

Au cours de cet atelier de formation, plusieurs modules d’enseignement étaient inscrits à l’ordre du jour. Entre autres : l’enquête et ses techniques, les qualités d’un bon enquêteur et, la rédaction d’un rapport d’enquête. Le choix de ces modules visent essentiellement à doter les enquêteurs, sur le terrain dès ces 07 et 08 octobre, des moyens et stratégies pouvant leur permettre de mener à bien cette campagne sur les questions des droits de l’homme pour les personnes déplacées internes vivant dans la région de l’ouest. “Le séminaire que nous organisons ce jour consiste à former des enquêteurs que nous allons déployer sur le terrain, dans le cadre du projet : “Promouvoir les droits des personnes déplacées internes dans la région de l’ouest”. Il y a un peu plus de quatre ans, qu’une crise a éclaté dans les régions anglophones du pays et qui a obligé les populations de ces localités à se déplacer dans plusieurs régions parmi lesquelles la région de l’Ouest. Et nous nous sommes rendus compte que ces personnes rencontrent un certain nombre de difficultés, tant en ce qui concerne l’insertion professionnelle que l’intégration dans leurs différents milieux d’accueil. C’est ce qui justifie la mise sur pied de ce projet. Le séminaire de ce jour consiste à former les enquêteurs que nous déployons sur le terrain pour collecter les données en matière de droits de l’homme. Que ce soit les droits civils ou politique, que ce soit les droits socio économiques, nous avons abordé tout ça avec beaucoup de détails pour avoir une aperçue réelle du niveau de leurs droits dans les communautés d’accueil”, se confie Calvin Thierry Ngoune, chargé du suivi évaluation à l’association internationale Kofi Annan qui a changé de dénomination et qui désormais s’appelle la Fondation internationale pour la Paix, les droits de l’homme et le développement.

DE LA QUALITÉ D’UN BON ENQUÊTEUR

Partie de Dschang pour cette cause, Marlène florentine Mbada, Docteur en droit public à l’Université de Dschang se réjouit de cet atelier. Elle qui dit avoir reçu de nouvelles connaissances et désormais prête pour le terrain. “Il était question au cours de cette rencontre de présenter brièvement les modules concernant les techniques d’enquête, les qualités d’un bon enquêteur, la rédaction d’un rapport d’enquête. Ce que j’ai retenu c’est d’abord la qualité d’un bon enquêteur, parce que pour aller sur le terrain il faut être courtois, il faut être sociable, il faut avoir du bon sens. J’ai eu un plus en ce qui concerne particulièrement les techniques de rédaction d’un bon rapport d’enquête. Et par rapport aux techniques, je me suis rendue compte que ne va pas sur le terrain quelqu’un qui n’est pas humble, parce que nous sommes appelés à sympathiser avec notre prochain, et pour cela nous devons être très attentifs, parce que déjà un enquêteur est comme un psychologue. Donc il faut apprendre à travailler avec le public, avoir un bon sens du jugement, avoir une certaine autonomie et être persévérant, honnête et dynamique dans le travail que nous décidons de réaliser”, a-t-elle déclaré.

En dehors de cette enquête sur le respect des droits, il y aura d’autres activités apprend-on, notamment, les ateliers d’accompagnement des personnes qui ont subi des frustrations dans le cadre de la crise sécuritaire du Nord-ouest et du Sud-Ouest. Il sera question rappelle Cyrille Ngoune, de faire recours aux psychologues pour le besoin de la cause.

Solange FEBE

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